Rome insolite

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Simon Hantai à la Villa Médicis

Écrit par Les Secrets de Rome le .

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Simon Hantai à la Villa Médicis.
Académie de France à Rome, à 2 pas du métro Spagna.
Exposition jusqu'au 11 mai 2014.

Pour la première fois en Italie, une exposition consacrée à l’un des plus grands artistes de la seconde moitié du XXe siècle, le peintre Simon Hantaï.

Programmée six ans après le mort de l’artiste, cette exposition, dont le commissariat est assuré par Éric de Chassey, directeur de la Villa Médicis, est conçue et réalisée en collaboration avec le Centre Pompidou. Elle prolonge la rétrospective qui s’y est tenue, du 22 mai au 2 septembre 2013.

Quarante de ses œuvres de formats divers, réalisées entre 1958 et 2004, sont présentées dans les Grandes Galeries de la Villa Médicis. Simon Hantaï est né en Hongrie en 1922 et mort à Paris en 2008. Après un séjour d’un an en Italie en 1948, il émigre en France, où il rencontre André Breton. Proche à ses débuts du surréalisme, Hantaï s’en éloigne dans les années 1950 pour développer un travail abstrait. Simon Hantaï est reconnu comme le créateur de la technique du “pliage comme méthode”. Il a représenté la France à la Biennale de Venise de 1982. Le Centre Georges Pompidou a consacré deux rétrospectives à Simon Hantaï, en 1976 et en 2013. Le Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris possède une importante collection de ses œuvres.

Nous vous rappelons que vous pouvez visiter la Villa Médicis, Académie de France à Rome, ses jardins, les appartements Médicis, la gypsothèque et le "studiolo" du cardinal Ferdinand de Médicis avec Les Secrets de Rome. Réservation anticipée obligatoire. Plus d'informations : https://www.lessecretsderome.com/villa-medicis

Giacometti. La Sculpture.

Écrit par Les Secrets de Rome le .

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Galerie Borghèse jusqu'au 25 mai 2014.
Parc Villa Borghese à deux pas de la place d'Espagne (métro Spagna) et de la place du Peuple (métro Flaminio).

La Villa du Pincius, colline de Rome, noble scénario de chefs-d'oeuvre majeurs de l'art antique et moderne est, par définition, le lieu par excellence de la sculpture grâce à la présence dans la collection d'exemples majeurs de l'époque grecque et romaine, de la Renaissance, du Baroque et du Néoclassicisme. Dans ce panorama de la sculpture à travers les siècles, dans lequel est fortement présente la statuaire ayant pour thème la figure humaine, il manque toutefois un unique exemple : la façon dont celle-ci a été conçue et interprétée au XXe siècle.

A cette idée est dédiée l'exposition, qui cerne le chaînon manquant du parcours dans l'oeuvre de Alberto Giacometti : son esthétique, représentative de la scuplture du XXe siècle, est le continuum à travers lequel se concrétise la représentation de la sculpture de la figure humaine.
Voici donc le contexte suggestif de l'exposition sur Alberto Giacometti, sculpteur et artiste suisse, visionnaire, onirique et surréaliste, qui laissa un signe indélébile dans l'art du XXe siècle.

L'exposition raconte à travers 40 oeuvres l'artiste et son oeuvre, ainsi mis en dialogue avec les chefs-d'oeuvre présents dans la galerie et qui fournissent un panorama exhaustif de la façon dont a été interprété le concept de "statue" au cours des siècles.

Parmi les oeuvres exposées Femme qui marche II (1936, collection Peggy Guggenheim à Venise), Buste de Diego (1954, Centre Pompidou à Paris) et Femme de Venise V (1956, collection privée) et une intéressante collections de dessins de l'artiste.

Exposition organisée par Anna Coliva, directrice de la galerie, et par Christian Klemm, illustre spécialiste de l'oeuvre de Giacometti et auteur des monographies les plus importantes sur l'artiste.

Frida Kahlo

Écrit par Les Secrets de Rome le .

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Scuderie del Quirinale,
Exposition du 20 mars au 31 août 2014.

Aux Ecuries du Quirinal une grande exposition sur l'artiste mexicaine Frida Kahlo (1907-1954), symbole de l'avant-garde artistique et de l'exubérance de la culture mexicaine du XXe siècle.

Rome et Gênes présentent un projet conjoint et intégrant deux importantes expositions centrées sur l'oeuvre de l'artiste mexicaine Frida Kahlo.
L'exposition romaine, aux Ecuries du Quirinal du 20 mars au 31 août 2014, présente Frida Kahlo et son rapport avec les mouvements artistiques de l'époque, du Modernisme mexicain au Surréalisme international, en analysant leur influence sur ses oeuvres.
L'exposition génoise, Frida Kahlo et Diego Rivera au Palais Ducal du 20 septembre 2014 au 15 février 2015, poursuit le récit initié en analysant l'univers privé de Frida, un univers de grande souffrance, au centre duquel sera toujours son époux Diego Riviera, dessinant un rapport qui laissera d'énormes traces dans son art.

Il n'y a aucun doute possible sur le fait que le mythe qui s'est formé autour de l'oeuvre de Frida Kahlo a atteint une dimension globale; icône indiscutée de la culture mexicaine du XXe siècle, anticipatrice vénérée du mouvement féministe, marque de culte du merchandising universel, séduisant sujet du cinéma hollywoodien, Frida Kahlo s'offre à la culture contemporaine à travers un lien inextricable art-vie parmi les plus fascinants de l'histoire du XXe siècle. Pourtant ses peintures ne sont pas seulement le reflet de sa biographie, marquée au fer rouge par les injures physiques et psychiques subies dans le terrible accident qu'elle eut à subir à l'âge de 17 ans. Son art se fond avec l'histoire et l'esprit du monde qui lui était contemporain, reflétant les transformations sociales et culturelles qui portèrent à la Révolution mexicaine et qui en découleront.

L'exposition réunit autour d'un corpus de chef-d'oeuvres absolus provenant des principaux noyaux de collectionneurs, des oeuvres clefs appartenant à des collections publiques et privées au Mexique, aux Etats-Unis, en Europe. Le projet est complété par une sélection de portraits photographiques de l'artiste, parmi lesquels ceux exécutés par Nickolas Muray dans les années 1940, indispensables autant que suggestif complément à l'art de Frida Kahlo comme codification iconographique du personnage.

La bibliothèque infinie. Les lieux du savoir à l'époque antique.

Écrit par Les Secrets de Rome le .

bibliotecainfinitaAu Colisée du 14 mars au 5 octobre 2014.

L'exposition, organisée par Rossella Rea et Roberto Meneghini, documente, grâce à 120 objets parmi lesquels des statues, reliefs, instruments et supports d'écriture, l'évolution du livre et de la lecture dans le monde greco-romain à partir de la période hellénistique (IV-IIe s. av. JC) jusqu'à la fin de l'Antiquité ainsi que des lieux publiques et privés où s'échangeait et était conservé le savoir.

A cette occasion, les déambulatoires monumentaux du Colisée seront recouverts des armaria, les antiques bibliothèques, et d'images des espaces dédiés à la culture en une installation scénographie inédite. L'exposition naît des résultats de deux importants chantiers de fouilles archéologiques : la découverte à Rome des Auditoriums de Hadrien sur la place de la Madonne de Lorète qui a eu lieu en 2008 à l'occasion des fouilles préventives pour la construction de la ligne C du métro, et l'exigence de reconstituer dans un contexte unitaire les résultats des fouilles archéologiques jusqu'alors effectuées, etc celles en cours, dans le Templum Pacis - Forum de la Paix, ndlr - le long de la Via dei Fori Imperiali et qui ont fourni des découvertes inédites, présentées ici pour la première fois.

L'exposition est promue par la Surintendence Spéciale pour les Biens Archéologiques de Rome et par la Surintendance Capitoline aux Biens Culturels, en collaboration avec les Editions Electa.

Nous vous rappelons en cette occasion que vous pouvez visiter le Colisée, sans attente à l'entrée, avec Les Secrets de Rome lors des visites guidées Colisée, Forum, Palatin et Les Secrets du Colisée; cette dernière visite vous emmenant dans les entrailles du Colisée, souterrains desquels surgissaient gladiateurs et animaux sauvages pour les combats sur l'arène.

Désirs et Volupté à l'époque victorienne

Écrit par Les Secrets de Rome le .

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Désirs et Volupté à l'époque victorienne.

Sous ce nom était présentée cet hiver au Musée Jacquemart André à Paris une exposition sur les peintres anglais du XIXe siècle qui ont célébré, dans l'atmosphère puritaine de l'époque victorienne (1837-1901), la femme.

Ces peintres, dont Sir Lawrence Alma-Tadema (1836-1912), Sir Frederic Leighton (1830-1896), Edward Burne-Jones (1833-1898) ou Albert Moore (1841-1912), célèbrent le "culte de la beauté" à travers leur sensibilité par un art qui contraste avec la rudesse de cette époque et sa rigueur morale : retour à l'Antiquité, femmes dénudées, peintures décoratives somptueuses, expressions poétiques et littéraires avec des compositions médiévales, héritières des préraphaélites ...

La quête esthétique est le maître-mot de ces artistes qui ont fait de la beauté un absolu et un art de vivre. Le sujet principal de ce mouvement artistique, dénommé "Aesthetic Movement", est la femme. Son corps n’est plus entravé comme dans la vie quotidienne, mais nu, il symbolise une forme de volupté et de désir féminin. Dépeintes dans un cadre de vie réinventé, les femmes se muent en héroïnes antiques ou médiévales. Une nature luxuriante et des palais somptueux servent de décors à ces femmes sublimes, lascives, sensuelles, amoureuses, bienfaisantes ou maléfiques. La peinture devient un rêve éveillé, foisonnant de symboles.

Les œuvres exposées au Cloître de Bramante, dont certaines sont de véritables icônes de l’art britannique (Les Roses d’Héliogabale d’Alma-Tadema, Les Jeunes filles grecques ramassant des galets au bord de la mer de Leighton, Un Quartet d’Albert Moore, Andromède de Poynter…), appartiennent à l’une des plus importantes collections de peinture victorienne en main privée : la collection Pérez Simón.

Bonne fête à toutes les femmes !

Alma-Tadema et les peintres du XIXe siècle anglais, la collection Pérez Simón
Chiostro del Bramante, à deux pas de la place Navone
Arco della Pace, 5
Exposition jusqu'au 6 juin 2014